Sauvage
Le Parc Naturel des Pyrénées Ariégeoises:
Mielulu est née au cœur du Parc Naturel des Pyrénées Ariégeoises. Les abeilles butinent sur des zones où la biodiversité est préservée. Une sécurité pour la santé des abeilles et pour la qualité du miel, mais pas que !
C’est aussi un moment privilégié pour moi de pouvoir travailler dans des zones de montagnes au milieu de la faune et de la flore sauvage. Quel bonheur d’entendre les marmottes, de croiser les chevaux (le Castillons et le Mérens) sur les hauteurs, de profiter des sons de cloches des vaches et des moutons en estive.



Artisanal
Récolte du miel:
Dans le milieu Apicole il existe différentes méthodes pour la récolte du miel. Pour ma part, j’utilise une méthode de récolte douce.
C’est quoi une méthode de récolte douce ?
L’objectif est de récolter le miel dans de bonnes conditions sans impacter l’activité de la ruche et sans générer de situation de stress pour les abeilles !
Comment fonctionne le chasse-abeilles ?
Lorsque les alvéoles sont operculées c’est signe que le miel est prêt à être récolté, j’installe dans le calme “les chasse-abeilles”. Le principe est simple et doux !
Il suffit de glisser une hausse vide entre le corps de la ruche (couvain des abeilles) et la hausse pleine de miel. Ensuite, je place le chasse-abeilles entre les deux hausses. On se retrouve alors avec une ruche constituée : d’un toit, d’une hausse pleine de miel, d’un chasse-abeille, d’une hausse vide, et du corps de la ruche ! Le soir, les abeilles descendent naturellement dans le corps de la ruche pour se retrouver. Les abeilles présentes dans la hausse de miel vont donc traverser le chasse-abeilles et la hausse vide pour rejoindre le corps de la ruche. Au petit matin, elles pourront remonter dans la hausse vide mais pas dans la hausse de miel car le “chasse-abeilles” est un petit labyrinthe qui ne laisse passer les abeilles que pour descendre mais pas pour monter. Elles vont donc se contenter d’aménager la hausse vide pour stocker à nouveau du miel. Le lendemain, je n’ai plus qu’a prendre les hausses de miel, dépourvues d’abeilles sans provoquer de stress ni de situation de pillage. Au contraire, les récoltes au souffleur sont brutales et stressantes pour les abeilles et l’apiculteur.
Où acheter les chasse-abeilles ?
Pour ma part j’ai fait faire les chasse-abeilles par la Montagne Noir. C’est une entreprise de menuiserie spécialisée dans la fabrication de matériel Apicole proche de la miellerie. Les chasse-abeilles sont fabriqués localement. Cela induit un coût un peu plus élevé mais un meilleure qualité et une meilleure durée de vie.
L’extraction du miel :
J’extrais le miel comme le faisaient nos anciens : à la main avec un couteau à désoperculer. L’avantage de cette méthode, c’est qu’elle ne consomme pas d’énergie, à part la mienne… Après désoperculassion, le miel est extrait dans l’extracteur à miel.
Voici les grandes étapes de l’extraction du miel à la miellerie:
ETAPE 1 : DESOPERCULATION
ETAPE 2 : EXTRACTION
ETAPE 3 : MATURATION DU MIEL
ETAPE 4 : MISE EN POT
Ethique :
Je ne pratique pas l’insémination artificielle sur les reines, pour 2 raisons.
Dans la vision de l’être humain, la vie d’un seul insecte est peu importante. On ne va pas se mentir, on a peu de scrupules à écraser une mouche, alors qu’écraser un escargot ce n’est pas pareil ! Bien que nous n’ayons pas plus de relation avec un escargot qu’une mouche, non ?
Pourquoi j’utilise cette métaphore pour vous parler de l’insémination artificielle des reines ? C’est simple, lorsqu’on pratique de l’insémination chez les bovins ou ovins, il y a très peu de risques pour l’animal. Pour l’insémination d’une reine, on doit souvent en sacrifier plusieurs et la méthode d’insémination est à mon sens un peu barbare. De nombreuses études ont démontré que les abeilles sont dotées d’un système nerveux très développé, notamment sur les ailes. Elles ressentent la douleur comme n’importe quel être vivant. Elles communiquent entre elles et ont des émotions. Pas besoin d’études pour le prouver d’ailleurs car lorsque l’on est stressé sur un rucher, elles le ressentent et savent nous le faire comprendre.
Ma deuxième raison est la suivante : j’ai eu la chance de rencontrer un grand apiculteur en Slovénie. Accrédité pour exercer l’insémination des reines, il s’est rendu compte que l’insémination ne permettait pas d’égaler la qualité de la reproduction faite naturellement. Et oui, une reine à besoin de s’accoupler avec environ 17 mâles pour remplir sa spermathèque. ET lors du vol nuptial, seuls les mâles les plus robustes ont le droit de féconder la reine. Une sélection qui se fait donc naturellement mais qui ne peut se faire lors de l’insémination artificielle !
Chez Mielulu la douceur est de rigueur & l’harmonie avec la nature est une priorité.
Et vous quel est votre avis ?
L’écologie et l’Apiculture :
L’Apiculture est un métier qui émet peu de déchets car pour beaucoup d’entre nous, nous sommes restés majoritairement traditionnels dans nos pratiques !
Les emballages : pour limiter les plastiques, je vends mon miel dans des pots en verre et non en plastique. Ils peuvent être recyclés ou gardés à la maison pour y stocker les fruits secs 😉.
Les partenaires : 99% de mes fournisseurs pour ne pas dire 100% sont français, et même pour 80% Ariégeois. J’apprécie travailler avec les acteurs locaux pour participer à ma petite échelle au développement de ma région. Mes ruches proviennent de la boutique BABE APICULTURE à Foix, le luxe pour une apicultrice d’avoir une boutique Apicole à 20 minutes de la maison. 😉
Je sais également que je peux compter sur le soutien de la région lorsque j’ai des projets à développer, notamment avec Ariège initiative qui est une structure dynamique qui soutient les projets d’entreprises, Agricoles ou autres.
Les transhumances : la majorité de mes ruchers sont situés en moyenne à 15km de la miellerie. Il arrive que certains ruchers se trouvent à 1h voir 2h de route de la miellerie, notamment pour les ruchers en haute montagne car il faut utiliser des pistes où la vitesse moyenne ne dépasse pas les 10km/h. 😉 Mon rendement serait plus important en allant plus loin sur la lavande (6h de route) ou sur le thym (5h de route) mais à quel prix ? Pollution et stress pour les abeilles ! NON.
Du miel pour les abeilles avant tout :
Une question qui revient souvent : comment font les abeilles pour passer l’hiver sans miel ?
Première nouvelle, chez Mielulu les abeilles passent l’hiver avec le corps de ruche plein de miel ! Pour que les abeilles soient en pleine santé, elles doivent consommer leur propre miel, notamment pendant l’hiver. Lorsque je récolte le miel, je prends uniquement le miel présent dans les hausses. Les abeilles passent l’hiver dans le corps de la ruche (la partie basse). La taille du corps de la ruche est calculée pour que les abeilles puissent stocker suffisamment de miel pour passer l’hiver. Si elles décident de remplir le miel dans les hausses (partir supérieure), c’est qu’elles ont un surplus de miel et c’est uniquement ce surplus que je récolte et que vous mangez. 😊
Avec le dérèglement climatique, les abeilles ont parfois quelques difficultés à garder des provisions. Pour celles qui sont en carence pendant l’hivernage, je les approvisionne en candi. C’est une pate sucrée qui leur permet de s’alimenter jusqu’à l’arrivée des beaux jours. Ici, je travaille avec une sélection d’abeilles rustiques adaptées au territoire et donc au climat ! L’apport en Candi l’hiver n’est pas rare mais il n’est pas généralisé sur la totalité des ruches.

Local :
Dans la gamme Mielulu vous retrouverez uniquement des miels d’Ariège, notamment le miel d’acacia, de châtaigner, de tilleul….
Pourquoi vous ne retrouverez pas du miel de lavande, ni du miel de thym ? Je produis uniquement des miels locaux, c’est-à-dire où les ressources naturelles sont à moins de 2h de route de la miellerie.
Nous avons des miels de très grande qualité et je pense qu’il faut profiter de ce que la nature nous offre localement. Aller dans le sud-est pour la lavande ou en Espagne pour le miel de thym demanderait de faire beaucoup de route. Cela induirait un stress non négligeable pour les abeilles et une pollution produite alors que notre région nous offre déjà des fleuraisons remarquables et uniques. Je pense notamment au miel de rhododendron et au miel de bruyère faits dans nos montagnes à plus de 2000 mètres d’altitude.
A chaque région ses produits du terroir 😉. LE LOCAL C’EST GENIAL !